Bâtiments détruits, pertes d’exploitation et indemnisation
La France traverse un été 2026 marqué par des incendies de forêt d’une ampleur exceptionnelle.
Au 30 juillet 2026, environ 117 000 hectares ont déjà été parcourus par les flammes depuis le début de l’année. La veille encore, 26 incendies étaient recensés simultanément sur le territoire, selon le ministère de l’Intérieur.
La cellule interministérielle de crise réunie le 27 juillet a permis de renforcer et de coordonner les moyens engagés. Si les conditions météorologiques deviennent plus favorables dans le Sud-Ouest, le risque reste élevé dans une partie du pays. Les fortes chaleurs, la sécheresse de la végétation et les rafales de vent continuent de favoriser les départs et les reprises de feu.
Derrière les surfaces brûlées et les moyens considérables engagés se trouvent des conséquences humaines, matérielles et économiques majeures : évacuations massives, maisons détruites, bâtiments professionnels incendiés, véhicules calcinés, entreprises privées de leurs moyens de production et familles sans logement.
Pour les sinistrés, l’urgence ne s’arrête pas lorsque les flammes sont maîtrisées. Commence alors une procédure d’assurance longue et complexe, au cours de laquelle chaque dommage, chaque dépense et chaque conséquence du sinistre doivent être identifiés, justifiés et correctement chiffrés.
Incendies de forêt en France : un bilan exceptionnel
Le bilan national reste provisoire et continue d’évoluer.
Au 30 juillet 2026, le ministre de l’Intérieur indique que 117 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année. La France dépasse ainsi très largement le bilan de 2022, jusqu’alors considéré comme exceptionnel avec plus de 70 000 hectares incendiés.
Entre 2006 et 2021, la France enregistrait en moyenne environ 11 600 départs de feu et 15 700 hectares brûlés chaque année.
L’été 2026 se caractérise par :
- une sécheresse durable ;
- une végétation extrêmement inflammable ;
- des températures élevées ;
- des vents favorisant la propagation des flammes ;
- des incendies simultanés dans plusieurs départements ;
- une proximité croissante entre les zones boisées et les secteurs habités.
Selon les autorités, neuf incendies de forêt sur dix ont une origine humaine, qu’il s’agisse d’une imprudence, d’un accident ou d’un acte volontaire.
Gironde : 42 000 hectares brûlés et 240 habitations détruites
La Gironde reste le principal foyer de l’été 2026.
Au 30 juillet, l’incendie demeure stabilisé autour de 42 000 hectares et ne progresse plus depuis trois jours. Il n’est cependant pas encore fixé. Deux points actifs subsistent, l’un au sud de Lacanau et l’autre sur la presqu’île du Cap-Ferret, qui reste en partie inaccessible.
Le dernier bilan communiqué par la préfecture fait état de 240 habitations détruites. Ce chiffre demeure provisoire et doit encore être consolidé au fur et à mesure des reconnaissances. Plus de 150 maisons ont été détruites dans la seule commune du Porge.
Le bilan matériel et humain comprend également :
de nombreux bâtiments et dépendances endommagés ;
des entreprises et exploitations privées temporairement de leur activité ;
environ 220 000 personnes évacuées depuis le début de l’incendie ;
des réseaux routiers, ferroviaires, électriques et téléphoniques perturbés.
Au 30 juillet, 144 000 personnes évacuées ont été autorisées à regagner leur domicile. La situation reste néanmoins sous surveillance. Environ 3 300 sapeurs-pompiers et 24 moyens aériens demeurent mobilisés pour traiter les points chauds et consolider les lisières.
Landes : 3 600 hectares brûlés et 198 bâtiments détruits
Dans les Landes, l’incendie de Biscarrosse a parcouru environ 3 600 hectares et détruit 198 bâtiments.
Près de 30 000 personnes ont été évacuées au plus fort de la crise. Le feu a été déclaré fixé le 27 juillet au soir, mais il n’est pas encore totalement éteint. Les opérations de surveillance et de traitement des points chauds se poursuivent.
Une grande majorité des habitants a pu regagner son domicile. Certains quartiers particulièrement touchés restent néanmoins soumis à des restrictions d’accès.
Les destructions concernent des maisons, mais également des commerces, des ateliers, une jardinerie et plusieurs bâtiments situés dans des zones commerciales ou artisanales. Pour les entreprises sinistrées, les conséquences dépassent la seule destruction immobilière : disparition des stocks, machines et véhicules, interruption de l’activité, perte de chiffre d’affaires et maintien de charges fixes.
Dans cette région largement couverte de pins, les aiguilles sèches, les branchages, les sous-bois et les projections de braises ont permis au feu de se propager rapidement et d’atteindre directement les zones habitées et les secteurs d’activité.
Var : 4 500 hectares brûlés, 33 maisons détruites et un nouveau feu à Brignoles
Le Var a connu plusieurs incendies importants au cours du mois de juillet 2026.
Un premier incendie survenu dans le secteur de Taradeau et des Arcs avait parcouru environ 200 hectares. Plusieurs maisons avaient été touchées, dont quatre détruites, ainsi qu’une quinzaine de véhicules.
L’incendie du Gros Bessillon a ensuite concerné les communes de Pontevès, Correns, Barjols, Châteauvert, Cotignac, Carcès, Montfort-sur-Argens et Brue-Auriac.
Déclaré fixé le 28 juillet, ce feu a parcouru environ 4 500 hectares. Le bilan fait désormais état de 60 habitations touchées, dont 33 entièrement détruites. Près de 5 000 personnes ont dû être évacuées.
Au 30 juillet, environ 400 sapeurs-pompiers restent mobilisés pour traiter les lisières, surveiller les points chauds et prévenir toute reprise.
Un nouvel incendie s’est par ailleurs déclaré le 29 juillet près de Brignoles. Il a parcouru environ 130 hectares et entraîné l’évacuation de plus de 600 personnes. Le feu est désormais maîtrisé et aucune habitation n’a été touchée selon le bilan communiqué par la préfecture.
Dans le Var, le relief constitue un facteur aggravant. Le feu remonte rapidement les pentes, tandis que les vents peuvent rabattre les flammes, les fumées et les braises vers les propriétés situées en contrebas ou sur les versants.
Incendies de forêt en France : un bilan exceptionnel
Le bilan national reste provisoire et continue d’évoluer.
Au 26 juillet 2026, le ministre de l’Intérieur indiquait que 115 000 hectares avaient été parcourus par les incendies depuis le début de l’année. Cette surface dépasse très largement la moyenne observée au cours des dernières décennies.
Entre 2006 et 2021, la France enregistrait en moyenne environ 11 600 départs de feu et 15 700 hectares brûlés chaque année. L’année 2022, déjà considérée comme exceptionnelle, avait dépassé 70 000 hectares.
L’été 2026 se caractérise par :
- une sécheresse durable ;
- une végétation extrêmement inflammable ;
- des températures élevées ;
- des vents favorisant la propagation des flammes ;
- des incendies simultanés dans plusieurs départements ;
- une proximité croissante entre les zones boisées et les secteurs habités.
Selon les autorités, neuf incendies de forêt sur dix ont une origine humaine, qu’il s’agisse d’une imprudence, d’un accident ou d’un acte volontaire.
Gironde : 42 000 hectares brûlés et environ 240 habitations détruites
La Gironde constitue l’un des principaux foyers de l’été 2026.
Au matin du 27 juillet, environ 42 000 hectares avaient brûlé. Le feu était annoncé comme globalement stable, mais il n’était toujours pas considéré comme fixé. Les autorités redoutaient une reprise avec le retour de températures très élevées.
Le bilan matériel est considérable :
- environ 240 habitations détruites ;
- plus de 150 maisons détruites sur la seule commune du Porge ;
- de nombreux bâtiments et dépendances endommagés ;
- plus de 200 000 personnes évacuées ou déplacées ;
- des réseaux routiers, électriques et téléphoniques perturbés.
Près de 2 500 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires et 1 200 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour combattre les flammes, protéger les zones habitées et organiser les évacuations.
Landes : 3 600 hectares brûlés et près de 200 bâtiments détruits
Dans les Landes, le secteur de Biscarrosse a également été fortement touché.
Au 26 juillet, environ 3 600 hectares avaient brûlé et 198 bâtiments avaient été détruits. Près de 30 000 personnes avaient été évacuées.
Dans cette région largement couverte de pins, les aiguilles sèches, les branchages, les sous-bois et les projections de braises permettent au feu de se propager rapidement et d’atteindre directement les zones habitées.
Var : plusieurs incendies atteignent les habitations et les entreprises
Le Var a connu plusieurs épisodes importants au cours du mois de juillet 2026.
Un premier incendie survenu dans le secteur de Taradeau et des Arcs avait parcouru environ 200 hectares. Plusieurs maisons avaient été touchées, dont quatre détruites, ainsi qu’une quinzaine de véhicules.
Un second incendie a ensuite concerné notamment les communes de Barjols, Correns et Châteauvert.
Au 26 juillet, environ 4 470 hectares avaient brûlé. Deux maisons avaient été détruites et dix-sept autres habitations endommagées. Plus de 1 000 sapeurs-pompiers et 275 véhicules étaient engagés.
Dans le Var, le relief constitue un facteur aggravant. Le feu remonte rapidement les pentes, tandis que les vents peuvent rabattre les flammes, les fumées et les braises vers les propriétés situées en contrebas ou sur les versants.
Votre maison, votre bâtiment professionnel ou vos moyens de production ont été détruits ? Azimut Expertises intervient dès les premières opérations d’expertise pour établir vos pertes, chiffrer la reconstruction et défendre votre indemnisation.
Maison entièrement détruite : comment établir l’indemnisation ?
Lorsqu’une maison est entièrement détruite, le sinistré doit établir précisément tout ce qui a été perdu et déterminer les conditions permettant une reconstruction effective.
Le dossier doit intégrer :
- la maison et ses caractéristiques constructives ;
- les dépendances, garages et abris ;
- les terrasses, pergolas et cuisines extérieures ;
- les clôtures, portails et murs de soutènement ;
- la piscine et son local technique ;
- les équipements de chauffage et de climatisation ;
- les panneaux photovoltaïques ;
- les installations domotiques ;
- les aménagements intérieurs ;
- le mobilier et les objets personnels ;
- les jardins et aménagements paysagers lorsqu’ils sont garantis.
La difficulté est d’autant plus importante que les factures, photographies, plans et justificatifs peuvent également avoir disparu dans l’incendie.
L’expert d’assuré aide le sinistré à reconstituer les caractéristiques de la maison et son contenu avant le sinistre. Il peut notamment s’appuyer sur les plans, les photographies antérieures, les actes notariés, les diagnostics, les factures, les relevés bancaires, les déclarations fiscales et les témoignages.
Le coût réel de la reconstruction après un incendie
La reconstruction ne se limite pas à multiplier la surface du bâtiment par un prix moyen au mètre carré.
Le chiffrage doit tenir compte :
- de la configuration réelle du bâtiment ;
- de ses matériaux ;
- de son niveau de finition ;
- de ses équipements ;
- de son implantation ;
- des contraintes d’accès ;
- de la nature et de la pente du terrain ;
- des règles d’urbanisme applicables.
Selon les garanties du contrat, l’évaluation doit également comprendre :
- les diagnostics et études préalables ;
- les honoraires d’architecte et de maîtrise d’œuvre ;
- les bureaux d’études techniques ;
- la sécurisation du site ;
- la démolition des structures restantes ;
- le tri et l’évacuation des gravats ;
- le traitement des déchets dangereux ;
- les travaux d’accès et de raccordement ;
- les mises en conformité obligatoires ;
- l’actualisation des prix pendant le chantier ;
- les frais de relogement ;
- la perte d’usage du bâtiment ;
- les taxes et frais annexes ;
- la reconstruction des aménagements extérieurs.
Le coût réel peut être sensiblement supérieur à une première estimation sommaire, notamment lorsque plusieurs centaines de bâtiments doivent être reconstruits simultanément dans une même région.
Valeur à neuf, vétusté et indemnité différée
Les modalités d’indemnisation dépendent du contrat d’assurance.
Certains contrats prévoient une première indemnité tenant compte de la vétusté, puis le versement d’une indemnité complémentaire après la reconstruction ou le remplacement des biens.
Il faut alors vérifier :
- la définition contractuelle de la valeur à neuf ;
- le taux de vétusté appliqué ;
- les plafonds de garantie ;
- le délai imposé pour reconstruire ;
- les conditions de versement de l’indemnité différée ;
- les conséquences d’une reconstruction sur un autre terrain ;
- les dispositions applicables lorsqu’une reconstruction à l’identique est impossible.
L’expert d’assuré analyse ces dispositions avant de présenter la réclamation. Son intervention permet d’éviter qu’un chiffrage incomplet ou une interprétation défavorable du contrat ne prive le sinistré d’une partie de l’indemnité nécessaire à sa reconstruction.
Le rôle de l’expert d’assuré après la destruction d’une maison
Après la perte de son habitation, le sinistré doit gérer simultanément le relogement de sa famille, les démarches administratives, l’inventaire des biens disparus, les opérations d’expertise et la préparation du projet de reconstruction.
L’expert d’assuré prend en charge la partie technique, contractuelle et financière du dossier.
Sa mission comprend notamment :
- l’analyse détaillée du contrat d’assurance ;
- l’identification des garanties mobilisables ;
- la reconstitution du bâtiment avant le sinistre ;
- l’établissement de l’état des pertes mobilières et immobilières ;
- le chiffrage de la démolition et de la reconstruction ;
- l’évaluation des frais annexes ;
- la préparation des réunions d’expertise ;
- les échanges contradictoires avec l’expert de la compagnie ;
- la vérification des propositions d’indemnisation ;
- la négociation de la réclamation ;
- le suivi du versement des indemnités ;
- l’accompagnement pendant la reconstruction ;
- l’assistance jusqu’à la réception des travaux.
Cet accompagnement va donc bien au-delà d’une présence lors d’une réunion d’expertise. Il s’inscrit dans la durée, depuis les premières mesures d’urgence jusqu’à la reconstruction effective du bien.
Entreprises sinistrées : bâtiments, machines, stocks et moyens de production
Les incendies de forêt ne détruisent pas uniquement des logements. Ils peuvent également atteindre :
- des commerces ;
- des exploitations agricoles ;
- des campings et établissements touristiques ;
- des hôtels et restaurants ;
- des entrepôts ;
- des ateliers ;
- des bureaux ;
- des usines ;
- des installations photovoltaïques ;
- des véhicules et engins professionnels.
Pour une entreprise, la destruction du bâtiment n’est qu’une partie du sinistre. L’incendie peut également faire disparaître les machines, les stocks, le matériel informatique, les archives, les marchandises et l’ensemble des moyens nécessaires à l’activité.
L’état des pertes doit distinguer précisément :
- les dommages immobiliers ;
- les machines et équipements de production ;
- les installations techniques ;
- le mobilier professionnel ;
- les véhicules et engins ;
- les matières premières ;
- les produits en cours de fabrication ;
- les produits finis ;
- les marchandises ;
- le matériel informatique ;
- les données et archives ;
- les frais de déblaiement et de remise en état.
La valeur comptable d’une machine ne correspond pas nécessairement à son coût réel de remplacement. Un équipement totalement amorti peut rester indispensable à la production. Son remplacement peut nécessiter des frais de transport, d’installation, de raccordement, de réglage et de remise en service.
Perte d’exploitation après un incendie
La destruction des moyens de production peut provoquer un arrêt total ou partiel de l’activité pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
L’entreprise continue pourtant à supporter une partie de ses charges :
- salaires et charges sociales ;
- loyers ;
- remboursements d’emprunts ;
- abonnements ;
- contrats de maintenance ;
- assurances ;
- frais financiers ;
- dépenses administratives.
Dans le même temps, son chiffre d’affaires diminue ou disparaît.
Lorsque le contrat prévoit une garantie pertes d’exploitation, celle-ci peut indemniser la perte de marge brute consécutive à l’interruption ou à la réduction de l’activité.
Son calcul nécessite notamment d’étudier :
- le chiffre d’affaires antérieur ;
- les tendances de l’entreprise avant le sinistre ;
- la saisonnalité de l’activité ;
- les charges variables économisées ;
- les charges fixes maintenues ;
- les commandes perdues ou reportées ;
- la durée prévisible de l’interruption ;
- les possibilités de reprise provisoire sur un autre site.
Pour un camping, un hôtel, un restaurant ou une entreprise touristique touchés en pleine saison, la saisonnalité est déterminante. Une perte de chiffre d’affaires en juillet ou en août ne peut pas être évaluée à partir d’une simple moyenne annuelle.
Frais supplémentaires engagés pour maintenir l’activité
L’entreprise peut engager des dépenses destinées à limiter son interruption :
- location de locaux provisoires ;
- location de machines ou de véhicules ;
- sous-traitance temporaire ;
- transfert des stocks ;
- installation de bureaux provisoires ;
- heures supplémentaires ;
- reconstitution des données ;
- communication auprès de la clientèle ;
- nettoyage et décontamination ;
- gardiennage du site.
Ces frais supplémentaires doivent être recensés dès le début du sinistre et comparés aux pertes qu’ils permettent d’éviter.
L’expert d’assuré travaille avec le dirigeant, son expert-comptable et les intervenants techniques afin d’établir une réclamation portant à la fois sur les dommages matériels et sur les conséquences économiques de l’incendie.
L’accompagnement de l’expert d’assuré auprès des entreprises
Pour une entreprise sinistrée, l’expert d’assuré intervient sur deux volets complémentaires.
Le premier concerne les dommages matériels :
- bâtiment ;
- machines ;
- équipements ;
- stocks ;
- matériel informatique ;
- véhicules ;
- installations techniques.
Le second concerne les conséquences économiques :
- perte de marge brute ;
- frais supplémentaires d’exploitation ;
- perte de loyers ;
- surcoûts de sous-traitance ;
- allongement de la période de reprise ;
- perte de clientèle lorsqu’elle entre dans les garanties souscrites.
L’objectif est de préserver les droits de l’entreprise et de permettre une reprise d’activité aussi rapide que possible.
Les destructions partielles ne doivent pas être sous-estimées
Une maison ou un bâtiment encore debout n’est pas nécessairement sain, habitable ou exploitable.
Une partie du bâtiment peut être détruite tandis qu’une autre conserve une apparence extérieure relativement intacte. La chaleur, les fumées, les suies et les eaux d’extinction se propagent cependant au-delà de la zone directement brûlée.
Une expertise complète doit notamment rechercher :
- les déformations de la charpente ;
- la perte de résistance des éléments porteurs ;
- la fissuration des murs et planchers ;
- les dommages aux installations électriques ;
- la contamination des isolants ;
- les dépôts de suie dans les gaines de ventilation ;
- la corrosion des équipements métalliques ;
- les infiltrations provoquées par l’extinction ;
- les polluants issus de la combustion.
Une simple remise en peinture ne permet pas de traiter une contamination par les fumées et les suies. Des opérations de décontamination, des sondages et des diagnostics spécialisés peuvent être nécessaires.
Fumées, suies et eaux d’extinction
Les fumées pénètrent dans les matériaux poreux, les doublages, les isolants, les textiles et les systèmes de ventilation.
Les suies ne constituent pas seulement une salissure. Selon les matériaux brûlés, elles peuvent contenir des substances irritantes ou toxiques.
Les eaux utilisées par les secours peuvent également provoquer :
- la saturation des isolants ;
- le gonflement des cloisons et planchers ;
- la dégradation des installations électriques ;
- des infiltrations dans les niveaux inférieurs ;
- l’apparition de moisissures ;
- une détérioration progressive des éléments en bois.
Ces dommages doivent être identifiés et intégrés dans l’évaluation du sinistre.
Assurance : l’incendie de forêt est-il indemnisé ?
Dans la majorité des contrats multirisques habitation ou multirisques professionnels, les dommages causés par un incendie relèvent de la garantie incendie.
L’indemnisation ne dépend généralement pas d’une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Elle dépend des garanties souscrites, des plafonds, des franchises, des exclusions et des modalités de calcul prévues au contrat.
Selon les garanties, l’assurance peut prendre en charge :
- les dommages au bâtiment ;
- le mobilier ou le matériel professionnel ;
- les dépendances ;
- les clôtures et aménagements extérieurs ;
- les frais de démolition et de déblaiement ;
- les mesures conservatoires ;
- les frais de relogement ;
- les pertes d’usage ou de loyers ;
- les pertes d’exploitation ;
- les frais supplémentaires d’exploitation ;
- les honoraires d’expert d’assuré.
Que faire immédiatement après l’incendie ?
1. Respecter les consignes de sécurité
Il ne faut pas pénétrer dans un bâtiment incendié sans l’autorisation des secours ou des autorités compétentes.
Les risques d’effondrement, d’électrocution, de reprise de feu et d’exposition à des substances dangereuses peuvent persister après l’extinction.
2. Déclarer rapidement le sinistre
Le sinistre doit être déclaré à l’assureur dans le délai prévu par le contrat. Pour un incendie, ce délai ne peut normalement pas être inférieur à cinq jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre.
La déclaration doit préciser :
- la date du sinistre ;
- l’adresse du bien ;
- les circonstances connues ;
- l’étendue apparente des dommages ;
- les mesures d’urgence déjà engagées ;
- les coordonnées du sinistré.
Il convient de conserver une preuve écrite de cette déclaration.
3. Photographier et filmer les dommages
Lorsque l’accès est autorisé et sécurisé, il faut photographier et filmer :
- chaque façade ;
- la toiture ;
- les pièces intérieures ;
- les équipements ;
- le mobilier ;
- les stocks ;
- les machines ;
- les dépendances ;
- les véhicules ;
- les aménagements extérieurs.
Les vues générales doivent être complétées par des photographies détaillées.
4. Ne rien jeter prématurément
Les objets, équipements et matériaux endommagés constituent des éléments de preuve.
Sauf nécessité de sécurité ou demande des autorités, ils ne doivent pas être évacués avant leur inventaire et leur examen. Si une évacuation est indispensable, les biens doivent être photographiés et répertoriés.
5. Conserver tous les justificatifs
Il faut conserver les factures relatives :
- au relogement ;
- aux achats de première nécessité ;
- au gardiennage ;
- à la mise en sécurité ;
- au bâchage ;
- au pompage ;
- au nettoyage d’urgence ;
- à la location de locaux ou de matériels ;
- au transport et au stockage des biens récupérables.
6. Mettre en œuvre les mesures conservatoires
Les mesures conservatoires servent à empêcher l’aggravation des dommages : fermeture des ouvertures, bâchage, étaiement, coupure des réseaux, pompage, gardiennage ou mise à l’abri des biens récupérables.
Sauf urgence absolue, les travaux définitifs ne doivent pas commencer avant la réalisation des constatations nécessaires.
7. Ne pas accepter trop rapidement une indemnisation définitive
Une première proposition peut intervenir avant que l’ensemble des dommages et des conséquences du sinistre soient connus.
Avant toute acceptation définitive, il faut vérifier que la proposition intègre les travaux, les frais annexes, les pertes économiques, les mises en conformité et la durée réelle de reconstruction ou de reprise d’activité.
Azimut Expertises accompagne les particuliers et les entreprises sinistrés
Azimut Expertises intervient aux côtés des particuliers, des entreprises, des professionnels, des propriétaires bailleurs et des collectivités confrontés à un incendie.
Notre accompagnement comprend :
- l’analyse du contrat d’assurance ;
- la reconstitution des biens détruits ;
- l’établissement de l’état des pertes ;
- le chiffrage des dommages immobiliers et mobiliers ;
- l’évaluation des machines, équipements et stocks ;
- le calcul des pertes d’exploitation ;
- le recensement des frais supplémentaires ;
- l’assistance aux réunions d’expertise ;
- la négociation de l’indemnité ;
- le suivi de la reconstruction ;
- l’accompagnement jusqu’à la réception des travaux.
À propos de l’auteur
Article rédigé par Emmanuel Fiquet, président d’Azimut Expertises.
Ingénieur INSA, expert judiciaire près la cour d’appel de Reims et expert d’assuré certifié EEAG, Emmanuel Fiquet bénéficie de 25 années d’expérience dans l’expertise, dont près de vingt ans comme expert d’assurance.
Cette connaissance des méthodes d’expertise des compagnies permet de construire une réclamation techniquement argumentée, précisément chiffrée et conforme aux garanties du contrat.
Votre maison, votre entreprise ou vos moyens de production ont été détruits ?
Après un incendie, chaque décision prise au cours des premières semaines peut avoir une incidence sur la suite du dossier et sur le montant de l’indemnisation.
Avant d’accepter une proposition définitive, faites vérifier que l’ensemble des dommages matériels, frais annexes et pertes économiques ont été pris en compte.
Azimut Expertises vous accompagne dès les premières constatations, pendant les opérations d’expertise, lors du chiffrage des dommages et jusqu’à la reconstruction ou à la reprise de l’activité.
